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Tout

Parce que c'était tout, Mais que tout est éphémère. Nous avons avancé debout comme l'oiseau suit sa mère. Parce que tu t'es assis, Que j'ai alors tenté de te porter. Tu n'en avais pas envie,  J'ai tout fais pour continuer. Pourtant tout est éphémère  Et il s'envole rapidement. J'aurai remué ciel et terre Pour que tu ne souffles pas ce vent. Pourtant tout est éphémère  Et il s'envole rapidement. J'aurai traversé les guerres Mais ce n'est pas suffisant. Parce que les mains tiennent une arme Que le coeur fuit comme la peste. Je tenais les balles entre mes doigts, Il aura suffit d'un geste. Parce que les mots font mal, Qu'on les pense ou pas. Ils mordent comme le chacal  Mais ne nous achève pas. Pourtant tout est éphémère  Et il s'envole rapidement. J'aurai remué ciel et terre Pour que tu ne souffles pas ce vent. Pourtant tout est éphémère  Et il s'envole rapidement.  J'aurai traversé les guerres Mais ce n'est pas suff...

____TITRE EFFACE EN MÊME TEMPS QUE VOTRE PASSE____

Si seulement la gomme pouvait effacer, La raison de nos cauchemars comme une erreur sur le papier. Si enfin on pouvait recouvrir ce qui nous hante durant des heures, D'une simple couche de correcteur. Si on pouvait encrer au stylo permanent, Le moment d'insouciance où on est un enfant. Si la plume pouvait revenir, Sur les bavures dans nos souvenirs. Si la règle pouvait rayer, Tout ce que nous aimerions oublier. Alors nous réécririons notre passé, Comme le début d'un roman parfait. Mais nous oublierions que c'est ce avec quoi nous avons été élevés, Qui fait de nous ce que l'on est.

Enfant du monde

Les yeux noyés par les eaux, Les bras griffés par la lame, La pensée broyée par les mots, Les pieds brûlés par le macadam. C'est un enfant de la rue, Que plus rien n'impressionne. Il a cet accent bourru, Qui éloigne toute personne. Il le sait. Il dit en être fier. Il n'admet jamais Son sentiment d'être seul sur Terre. Les yeux violés par les médias, Les bras gonflés par l'effort, La pensée bafouée pour n'importe quoi, Les pieds courant vers la mort. C'est un enfant de la ville, Qui n'agit que dehors Et qui ravale sa bile, En même temps que ses remords. Il le sait, Sa mère a peur. Il n'admet jamais L'ampleur de sa propre douleur. Les yeux rougis par la fumée, Les bras picorés par l'aiguille, La pensée souvent brouillée, Les pieds frôlant ceux d'autres filles. C'est un enfant du quartier, Que plus rien n'atteint. Puisqu'il se contente de planer, Jusqu'au petit matin. Il le sait: Ceux qui l'aiment le fuient comme la peste...

Kylie-kilo.

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Je suis Kylie, Je suis.. La cerise sur la douleur, Le nappage qui brûle ton cœur. Je viens noyer ton malheur, Dans le chocolat. En espérant qu'au bout de quelques heures, Je t'y étouffes toi. Je deviens ta meilleure amie, En même temps j'ai fais fuir les autres. Je suis le coulis de moqueries, Qui te submerges quand tu t'adresses à d'autres. Je suis Kylie. Kylie. Kilo. Tu ne peux pas me fuir. Je suis dans ton esprit. Pour le meilleur et surtout le pire, Je vais détruire ta vie. Je suis la bougie Qui fait fondre ton bonheur, A coups de sucreries Et de regards moqueurs. Je suis le sucre qui recouvre tes déceptions. Celui que tu engloutis en cas de pressions. Mange moi. Digère moi. Ressens ce petit goût amer. Recrache moi. Déteste moi. Déteste toi. Je suis Kylie. Kylie. Kilo. Je suis ton démon, Meme si tu ne m'as jamais vue . C'est à toi que tu en as toujours voulu, Mais ne t'attribues pas mes mérites. A l'aide de manipulations, Et de tentations, J'...

Le poids des mensonges figés.

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Qui des souvenirs ou du papier, Est le plus léger? Te laisser partir ou m'envoler, Par quel moyen t'oublier? Lequel de tes mots ou de tes gestes, Est plus fragile que le reste? Cette situation est vraiment indigeste. Je ne sais plus si tu veux de moi ou si tu me testes. Tu me cours après, Encore et encore.. Mais nous sommes séparées, Par le poids de tes torts. Tu pourrais creuser, Te rapprocher de moi. Mais lorsqu'il s'agit d'agir, Tu t'enfuis à chaque fois. Tu te contentes de montrer les preuves d'un passé sans avenir, D'exhiber des photos. Tu ressasses avec plaisir, Un bonheur que tu disais sans défaut. Tous ces sourires figés d'une vie, Ca fait un peu cliché. On dit "ouistiti", Mais le négatif,il n'y a qu'en soi-même qu'il est marqué. Qui des souvenirs ou du papier, Est le plus léger? Te laisser partir ou m'envoler, Par quel moyen t'oublier? Lequel de tes mots ou...

Est-ce qu'on a mal ou est-ce qu'on est blessé?

Tourner la page est simple, Il suffit de fermer le livre, Oublier tout ce qu'il s'est passé, Continuer à vivre. Ce n'est pas une question de paix, Ou de facilité. Il faut de savoir si on en est à panser la plaie, Ou encore à la creuser. Si la douleur est passable, Ou passée. Si on a rangé le cartable, Ou si on entend encore le bruit des craies. Tourner la page pourrait être lourd, Si les feuilles étaient en béton armé. Vous jouez au sourd, Chercheriez-vous à vous justifier? Ce n'est pas une question de raisons, Ou de vérités. Le tout est de savoir si on le veut, Ou si on le doit. Si on classe cela dans les vœux, Ou dans les droits. Si au fond c'est mieux, Ou si ca ne change pas. Tourner la page est une question d'état d'esprit, Pas de fait ou de temps, Mais de psychologie, Douloureuse,naturellement. Il n'est pas question d'agir, Sinon ça se saurait. Il s'agit de réfléchir, De savoir où on en est. Si on est tout p...

L'amour international.

Il rêvait de noces Et d'adorable descendance. Il aurait dû savoir que l'amour précoce, Brise l'enfance. Il rêvait d'amour sérieux, De partager ses draps, Mais le temps est précieux, Il s'en souviendra. Ils vivaient l'amour heureux, Celui dont tous rêvent. Ils coulaient des jours merveilleux, Pas une romance brève. Mais l'amour a ses failles que la raison redoute, Et les failles ont leur raison que l'amour redoute. Elle voyait en lui l'espoir d'une vie, Son tout. Pas l'histoire d'une nuit, Un amour fou. C'était son prince charmant, Dans un monde où la richesse prime. Elle l'aimerait l'éternité durant, Mais,bon,à quoi tout cela rime? Ils vivaient l'amour heureux, Celui dont tous rêvent. Ils coulaient des jours merveilleux, Pas une romance brève. Mais l'amour a ses failles que la raison redoute, Et les failles ont leur raison que l'amour redoute. Ils s'aimaient à la folie, Pour le meilleur,et surtout le pire. Ils ...